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L’ONG Watchmen Center s’inquiète de la «dérive radicale» de l’opposition à Madagascar

L’Organisation non gouvernementale (ONG) suisse d’observation politique Watchmen Center s’inquiète de la «dérive radicale et non constructive» de l’opposition à Madagascar alors que des progrès sont observés dans le pays depuis l’arrivée au pouvoir d’Andry Rajoelina.Dans une note transmise à APA, Watchmen Center observe une série de signaux inquiétants quant à l’attitude de l’opposition malgache. Elle note les tentatives systématiques de blocages de la part de l’opposition, les tentatives de déstabilisation du pays et la multiplication des intox et contre-vérités en ligne et dans les médias.

Blocage d’actions légitimes

Après trois échecs électoraux de suite (présidentielle, législatives, municipales), l’opposition, note cette ONG, tente de bloquer des actions semblant légitimes et nécessaires pour le pays.

En octobre 2019, lors de la session ordinaire de l’Assemblée nationale, le groupement parlementaire Tiako i Madagasikara (TIM) a pointé du doigt le fait qu’il n’y aurait eu aucune étude d’impact environnemental sur le projet Tanamasoandro (projet présidentiel qui consiste à la construction d’une nouvelle ville dans la périphérie d’Antananarivo).

Des députés TIM avaient d’abord été aperçus aux alentours de la zone en compagnie des habitants qui ont décidé de s’opposer aux expropriations et relogements.  En conséquence, des doutes existent sur l’instrumentalisation de ces habitants par les députés de l’opposition qui tentent de bloquer ce projet considéré comme prioritaire pour le pays.

Autre exemple pointé par cette ONG, en février 2020, le Président du Sénat et coordinateur national de l’autre parti d’opposition, le HVM, Rivo Rakotovao, a attaqué la majorité présidentielle devant la Haute Cour Constitutionnelle en tentant de faire annuler les ordonnances prises par le Président de la République durant l’année 2019.

Ces ordonnances doivent faciliter le développement économique de toutes les régions de Madagascar à travers des projets d’infrastructures et une politique de décentralisation nécessaire. Les projets d’infrastructure liés à ces ordonnances se font en partenariat avec la Banque Mondiale qui a accordé 392 millions USD au Gouvernement.

Des signaux inquiétants de tentatives de déstabilisation 

Au-delà des blocages, des déclarations de l’opposition tentent de faire replonger le pays dans une crise alors qu’il a retrouvé la stabilité depuis l’élection présidentielle de décembre 2018, note l’ONG qui s’appuie sur trois exemples.

Après la défaite du TIM aux élections législatives, en juin 2019, Marc Ravalomanana, ancien Président de la République, a déclaré que « le TIM n’a pas perdu aux élections mais, on nous a fait perdre ».

Il a demandé à ses partisans et  à la population de rester débout et d’être intransigeant face « aux dérives du régime et dénoncer ce qui ne va pas et faire connaître à la population la réalité ».

En décembre 2019, l’ONG pointe un potentiel front commun déstabilisateur qui aurait été créé par les deux anciens Présidents. Les deux leaders de l’opposition malgache, les anciens Présidents Marc Ravalomanana et Hery Rajaonarimampianina se sont retrouvés à Paris et, selon des sources internes vérifiées, auraient scellés un pacte dont l’objectif est de chasser le Président en poste du pouvoir par tous les moyens. Watchmen Center alerte sur la dangerosité d’un tel pacte.

Marc Ravalomanana, lors des communales de novembre 2019, a aussi lancé un appel au soulèvement pour protester contre les résultats.

Enfin, en février 2020, le TIM a instruit la CENI (Commission électorale nationale indépendante) sur des doublons dans la liste électorale, pour dénoncer des fraudes électorales et appeler à la révolte populaire. Cette liste électorale avait été validée par le Président en place alors, aujourd’hui opposant, et par l’ensemble des organisations régionales et internationales présentes à Madagascar (UA, SADC, ONU, OIF).

Usines à fake news et déstabilisation

Le TIM affiche clairement une volonté tenace de prendre le pouvoir par tous les moyens, en se servant de ses médias comme outils de propagation de fake news, rapporte Watchmen Center.

A l’en croire, quotidiennement, la chaine de radio et de télévision MBS, ainsi que le journal Le Quotidien, attaquent le pouvoir, n’hésitant pas par moments à inciter à la violence et à déformer les informations.




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L’ONG Watchmen Center s’inquiète de la «dérive radicale» de l’opposition à Madagascar

L’Organisation non gouvernementale (ONG) suisse d’observation politique Watchmen Center s’inquiète de la «dérive radicale et non constructive» de l’opposition à Madagascar alors que des progrès sont observés dans le pays depuis l’arrivée au pouvoir d’Andry Rajoelina.Dans une note transmise à APA, Watchmen Center observe une série de signaux inquiétants quant à l’attitude de l’opposition malgache. Elle note les tentatives systématiques de blocages de la part de l’opposition, les tentatives de déstabilisation du pays et la multiplication des intox et contre-vérités en ligne et dans les médias.

Blocage d’actions légitimes

Après trois échecs électoraux de suite (présidentielle, législatives, municipales), l’opposition, note cette ONG, tente de bloquer des actions semblant légitimes et nécessaires pour le pays.

En octobre 2019, lors de la session ordinaire de l’Assemblée nationale, le groupement parlementaire Tiako i Madagasikara (TIM) a pointé du doigt le fait qu’il n’y aurait eu aucune étude d’impact environnemental sur le projet Tanamasoandro (projet présidentiel qui consiste à la construction d’une nouvelle ville dans la périphérie d’Antananarivo).

Des députés TIM avaient d’abord été aperçus aux alentours de la zone en compagnie des habitants qui ont décidé de s’opposer aux expropriations et relogements.  En conséquence, des doutes existent sur l’instrumentalisation de ces habitants par les députés de l’opposition qui tentent de bloquer ce projet considéré comme prioritaire pour le pays.

Autre exemple pointé par cette ONG, en février 2020, le Président du Sénat et coordinateur national de l’autre parti d’opposition, le HVM, Rivo Rakotovao, a attaqué la majorité présidentielle devant la Haute Cour Constitutionnelle en tentant de faire annuler les ordonnances prises par le Président de la République durant l’année 2019.

Ces ordonnances doivent faciliter le développement économique de toutes les régions de Madagascar à travers des projets d’infrastructures et une politique de décentralisation nécessaire. Les projets d’infrastructure liés à ces ordonnances se font en partenariat avec la Banque Mondiale qui a accordé 392 millions USD au Gouvernement.

Des signaux inquiétants de tentatives de déstabilisation 

Au-delà des blocages, des déclarations de l’opposition tentent de faire replonger le pays dans une crise alors qu’il a retrouvé la stabilité depuis l’élection présidentielle de décembre 2018, note l’ONG qui s’appuie sur trois exemples.

Après la défaite du TIM aux élections législatives, en juin 2019, Marc Ravalomanana, ancien Président de la République, a déclaré que « le TIM n’a pas perdu aux élections mais, on nous a fait perdre ».

Il a demandé à ses partisans et  à la population de rester débout et d’être intransigeant face « aux dérives du régime et dénoncer ce qui ne va pas et faire connaître à la population la réalité ».

En décembre 2019, l’ONG pointe un potentiel front commun déstabilisateur qui aurait été créé par les deux anciens Présidents. Les deux leaders de l’opposition malgache, les anciens Présidents Marc Ravalomanana et Hery Rajaonarimampianina se sont retrouvés à Paris et, selon des sources internes vérifiées, auraient scellés un pacte dont l’objectif est de chasser le Président en poste du pouvoir par tous les moyens. Watchmen Center alerte sur la dangerosité d’un tel pacte.

Marc Ravalomanana, lors des communales de novembre 2019, a aussi lancé un appel au soulèvement pour protester contre les résultats.

Enfin, en février 2020, le TIM a instruit la CENI (Commission électorale nationale indépendante) sur des doublons dans la liste électorale, pour dénoncer des fraudes électorales et appeler à la révolte populaire. Cette liste électorale avait été validée par le Président en place alors, aujourd’hui opposant, et par l’ensemble des organisations régionales et internationales présentes à Madagascar (UA, SADC, ONU, OIF).

Usines à fake news et déstabilisation

Le TIM affiche clairement une volonté tenace de prendre le pouvoir par tous les moyens, en se servant de ses médias comme outils de propagation de fake news, rapporte Watchmen Center.

A l’en croire, quotidiennement, la chaine de radio et de télévision MBS, ainsi que le journal Le Quotidien, attaquent le pouvoir, n’hésitant pas par moments à inciter à la violence et à déformer les informations.




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