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COVID-19 : KKB invite les Ivoiriens à la solidarité et à la cohésion

Kouadio Konan Bertin appelle les ivoiriens a prioriser la solidarité et la cohésion face à la pandémie du Covid 19. C’est au cours d’un point de presse animé à son cabinet que l’ex député, conseiller du président du PDCI-RDA a fait part de cet élan de solidarité.

 

L’entièreté de la déclaration :

Ivoiriennes, Ivoiriens,

Chers compatriotes,

Chers frères et sœurs des autres communautés, vous qui avez choisi de vivre sur notre sol.

La Côte d’Ivoire, notre cher pays, à l’instar des autres pays du monde, vit une crise sanitaire des plus alarmantes. Le coronavirus ébranle le monde entier. La Côte d’Ivoire n’y échappe pas.

La gravité de la situation qui a valu le cri de cœur et d’alarme du Directeur Général de l’Organisation Mondiale de la Santé nous contraint à une prise de conscience à tous les niveaux. Cette pandémie ne cesse de s’étendre dans le monde : 195 pays et territoires touchés sur 198 au total avec plus de 380 000 personnes infectées et la certitude, qu’à ce rythme, aucun pays ne sera épargné et que des dizaines de milliers de vie sont en péril.

Ivoiriennes, Ivoiriens,

Chers compatriotes,

Chers frères et sœurs des autres communautés, vous qui avez choisi de vivre sur notre sol.

Hier lundi, Le chef de l’Etat, dans son intervention qui a précédé la mienne, a indiqué ce que je pensais. Je l’en félicite et j’apporte mon soutien au gouvernement. En ces moments d’épreuve, l’heure n’est pas à la polémique. La priorité est l’élan à la solidarité et à la cohésion, même s’il y a beaucoup à dire sur la gestion de cette crise dans notre pays.

L’heure est grave, les décisions prises doivent être traduites en actions urgentes, efficaces, concertées et durables pour faire face, tous ensemble, dans l’unité, la discipline, le respect des règles d’hygiène sanitaire pour éviter toute ampleur de la maladie et son cortège de préjudices qui ne distinguent ni le pauvre du riche, ni le chef de l’employé, ni le ministre du chômeur.

Ivoiriennes, Ivoiriens,

Chers compatriotes,

Chers frères et sœurs des autres communautés, vous qui avez choisi de vivre sur notre sol.

L’inquiétude continue de grandir pour le continent africain, pour notre chère Côte d’Ivoire qui se doit de répondre à l’appel de l’OMS qui a sonné l’alarme et invité l’Afrique « à se réveiller et à se préparer au pire » le plus tôt possible.

En décrétant enfin l’état d’urgence, assorti d’un couvre-feu à la suite d’autres pays africains, notre pays prend la pleine mesure des risques liés à cette pandémie.

Fiers Ivoiriens, le pays nous appelle pour une union à l’effet de proposer une riposte nationale et régionale dans une solidarité sanitaire, sociale et économique que j’appelle personnellement de tous mes vœux ici et maintenant.

J’ai une profonde pensée pour nos enfants, élèves et étudiants qui, en raison de cette pandémie, sont confinés à la maison à quelques mois des examens. C’est là l’une des faiblesses de notre système d’enseignement qui, jusque-là, n’a pas encore investi le monde numérique. C’est en pareille situation que l’on apprécie le génie des nations porteuses d’avenir pour leur jeunesse en formation. Pour eux, je demande la mise en place de programme d’enseignement numérisé et à distance.

Ivoiriennes, Ivoiriens,

Chers compatriotes,

Chères frères et sœurs des autres communautés, vous qui avez choisi de vivre sur notre sol.

Je voudrais rendre un hommage appuyé et encourager le personnel de santé qui lutte d’arrache-pied pour contenir les risques de propagation avec des conditions précaires de travail qui nous interpellent sur le financement des structures de santé publique. Sans oublier nos forces de défense et de sécurité.

Chers compatriotes,

Au regard des difficultés présentes et annoncées, j’appelle le Président de la République à réunir tous les leaders politiques, les leaders d’opinion, les élites et les notabilités, pour faire bloc et construire l’unité nationale afin de prendre et appliquer les mesures qui s’imposent.

En attendant, je propose la création d’un fonds de solidarité sanitaire, sociale et économique avec notamment une loi budgétaire rectificative, tout en souhaitant des contributions des entreprises et de tout citoyen, chacun à son niveau, et selon ses moyens.

Je propose également que le gouvernement initie une campagne de dépistage à grande échelle, en commençant par les zones affectées, les contacts identifiés des personnes à haut risque, pour ensuite confiner les cas positifs. C’est la clé des résultats étonnants actuels de pays du Sud Est asiatique.

Je recommande, par conséquent, au gouvernement de détecter, dépister, traiter, isoler et retracer les cas et ‎ mobiliser notre population pour la riposte et la défense, pour empêcher que le nombre de cas positifs ne devienne ‎des groupes de cas, et que ces groupes de cas n’aboutissent à une ‎transmission communautaire.

A cet égard, j’invite le gouvernement à identifier et surveiller tous les voyageurs entrés sur le territoire avec l’appui des agences et compagnies de voyage par la mise en place de système de surveillance efficace utilisant les Technologies de l’Information et de la Communication.

Que le gouvernement mette en place des comités de lutte contre le coronavirus au niveau des régions sanitaires. Que spécifiquement, pour la ville d’Abidjan, le gouvernement mette en place des comités de districts sanitaires avec des moyens humains, matériels et financiers d’action.

Que le gouvernement procède à l’identification de locaux appropriés (espaces publics ou hôtels) dans les régions. Pour Abidjan, il faudrait envisager le réquisitionnement d’hôtels et de résidences adéquates.

Qu’il recense des médecins avec l’appui de l’Ordre des Médecins, des infirmiers y compris les retraités et leur distribuer des documents de formation contre le coronavirus. Ils devront être en alerte et réquisitionnés en cas de nécessité.

Qu’il fasse appel à toutes les compétences (médecins, chercheurs, mathématiciens statisticiens, pharmaciens) susceptibles d’apporter une connaissance ou un appui aux comités de lutte contre le coronavirus.

Je reste attentif aux débats internationaux sur les solutions curatives, les enjeux stratégiques et économiques de cette pandémie. Les impacts socio-économiques pour notre pays doivent être intégrés, pesés et pris en compte.

Nous sommes tous dans le même bateau et nous devons donc faire ce qu’il ‎convient de faire dans le calme, la sérénité, la discipline et la diligence afin de protéger nos concitoyens. La discipline inscrite en lettres d’or dans notre emblème mérite actuellement une attention particulière.

C’est la voie de la responsabilité et de l’espoir.

Que Dieu bénisse la Côte d’Ivoire et le reste du monde !

Je vous remercie.

Kouadio Konan Bertin (KKB)
Membre du Bureau politique du Pdci-Rda
Conseiller du Président du Pdci-Rda




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